esclavage
MOISE LARA

MOISE LARA

Né esclave en 1822 en Guadeloupe et affranchi en 1843, Moïse Lara incarne un remarquable parcours d’émancipation et d’engagement.

D’abord cuisinier, puis charpentier à Pointe-à-Pitre, il s’impose progressivement dans la vie politique et journalistique guadeloupéenne, participant notamment à la création du journal Le Progrès en 1849.

Défenseur de la liberté et de la dignité, il est à l’origine d’une lignée d’écrivains, de journalistes et d’intellectuels qui marqueront durablement l’histoire culturelle de la Guadeloupe

LUMINA SOPHIE dite Surprise

LUMINA SOPHIE dite Surprise

Née libre en 1848, quelques mois après l’abolition de l’esclavage en Martinique, Lumina Sophie Roptus, dite « Surprise », est l’une des grandes figures féminines de l’insurrection du Sud de septembre 1870.
Couturière, cultivatrice et marchande, cette jeune Martiniquaise de 21 ans s’élève contre les injustices raciales, sociales et économiques héritées du système esclavagiste.
Enceinte lorsqu’elle participe au soulèvement, elle est arrêtée, emprisonnée, séparée de son enfant, puis condamnée aux travaux forcés à perpétuité.
Déportée au bagne de Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane, elle y meurt à seulement 31 ans.
Longtemps oubliée, elle incarne aujourd’hui la résistance des femmes martiniquaises face à l’ordre colonial.

LE CODE NOIR

LE CODE NOIR

En mars 1685, Jean-Baptiste Colbert ministre sous Louis XIV présente à ce dernier un recueil de règlementations destinées à régenter les colonies.
Etabli de textes et de rapports rédigés sur place par les gouverneurs et intendant, il prend d’abord le nom d’Edit du Roy.
La priorité est d’empêcher les soulèvements des esclaves et d’affirmer l’autorité du roi à l’égards des sujets des colonies qu’ils soient maitres ou esclaves.
L’edit du Roy sera modifié sous la régence du duc d’Orléans et prendra le nom de « Code Noir » sous Louis XV. Colbert meurt en 1685. La version finale du Code Noir sera finalement rédigée par le fils de Colbert. en 1724.

La culture de la canne à sucre que l’on vient d’introduire dans les colonies devient une manne exponentielle qui requiert énormément de main d’œuvre.
En définissant les règles liées à l’utilisation de cette main d’œuvre, le code noir se met en place avec l’esclavage plantationnaire.

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