Written by Chantal CHARLES-ALFRED

Chantal Charles-Alfred, est originaire du Morne-Rouge en Martinique. Depuis sa plus tendre enfance, elle a été baignée lors des rencontres familiales par des anecdotes diverses sur les différents membres de la famille. Sa passion pour la généalogie est un héritage de son grand-père qui connut une vie remplie d’histoire et d’anecdotes.

24 mai 2020

(1841-1887)

Roman Guyanais ATIPA d'Alfred PAREPOU
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Sommaire

Biographie et parcours

Plus connu sous le pseudonyme d’Alfred PARÉPOU, Pierre Félix Athénodor MÉTEYRAND est un auteur guyanais. Il est considéré dans le monde entier comme le premier auteur à avoir écrit en une langue créole. Son ouvrage le plus connu est le plus célèbre des romans guyanais, « Atipa » qui paraîtra sous l’égide de l’Unesco quelques années plus.

Pierre Félix MÉTEYRAND voit le jour en 1841 à Cayenne. Il est le petit-fils de l’esclave Présent, grand chef indien CEREPOU, dont le nom a été attribué au Fort, situé à l’entrée de la rade de Cayenne. Sa mère Eugénie ELISABETH est une esclave, affranchie en 1835.

Écrivain de la Marine dès 1859, il termine sa carrière en 1875 en tant que Commissaire de Marine.
De 1880 à 1883, MÉTEYRAND se lance dans l’orpaillage puis la politique en tant que membre du Conseil Général. Il représentera d’ailleurs, la circonscription « Oyapoc-Kaw-Approuague » de 1886 à 1887 jusqu’à sa mort en 1887.
Républicain acharné, il occupera la fonction de Conseiller Général.

Atipa

Quelques années plus tard, sous le pseudonyme d’Alfred PARÉPOU (le « parépou » est un palmier guyanais, tandis que l' »atipa » est un poisson, les deux entrant dans la composition du fameux « bouillon d’awara »), il publie son premier roman créole, « Atipa ».

Rédigé en créole guyanais, PARÉPOU se garde bien de le diffuser sous son nom véritable car le patois n’était pas à l’honneur à cette époque.

Edité en 1880, l’ouvrage fut ignoré du grand public, et boudé par les critiques littéraires de l’époque. Pourtant sans le savoir quelques années plus tard, cet ouvrage sera désigné par l’Unesco comme un ouvrage fondamental aux yeux de tous.

Mo chè compatriot yé-la, a pou zote ounso mo écri sa liv-a. A criole qui là, a pa françé !!
Mes chers compatriotes, c’est pour vous seuls que j’ai écrit ce livre. C’est un livre en créole, pas en français !!

Voici la dédicace qu’Alfred PARÉPOU adresse aux Guyanais, 4 décennies après l’abolition de l’esclavage.

A une époque d’assimilation pourtant galopante, pour la première fois un créolophone prend sa plume pour écrire un texte long de plus de 200 pages dans sa langue.

Quelques années, plus tard, en 1930, Aimé CÉSAIRE commence à parler de « négritude » et 20 ans plus tard, une poignée d’intellectuels guadeloupéens fonde l’Académie Antillaise du créole (AAC) sous l’égide de Gilbert CHAMBERTRAND, Bettino LARA et de Rémy NAINSOUTA.

Cette organisation avait pour but de collecter tout notre patrimoine culturel oral depuis le proverbe en passant par les poèmes et les contes.

L’atipa revêt une importance symbolique pour la communauté créole de Guyane et la pertinence des réflexions d’Alfred PARÉPOU en abordant le texte selon l’angle de leur domaine de spécialisation et selon les cas dans une optique historique et comparative.

Alfred PARÉPOU décède à Paris en 1887 à l’âge de 46 ans.

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