ETIENNE RUFZ de LAVISON
(1804- 1884)
Son enfance à la Martinique
Fils de bonne famille, Etienne RUFZ de LAVISON est né à Saint-Pierre en Martinique, le 14 janvier 1804 dans le quartier du mouillage. Son père Jacques de Rufz de Lavison est capitaine au long cours.
Sa famille d’origine bordelaise a rejoint la Martinique vers 1790.
Un étudiant brillant
Son père, l’envoie faire des études littéraires et médicales à Paris. Il est interne des Hôpitaux de Paris, où il obtient la médaille d’or en 1833.
En 1835, il devient Docteur en médecine, et, la même année, il est reçu premier à l’agrégation.
En 1836 il est envoyé à Marseille pour y combattre une épidémie de choléra. Quelques temps tard, il retourne en Martinique où il devient médecin en chef de l’hôpital civil.
Dévoué à de nombreuses causes, il instaure les campagnes d’hygiène publique de la Martinique, dirige le comité de vaccination et crée le premier hôpital psychiatrique dans la ville de Saint-Pierre.
En juillet 1844, il épouse Cécile MARTIN de LA MARTINIÈRE avec laquelle, il aura 4 enfants.
Le 24 février 1846, il devient correspondant national de l’Académie de médecine.
Propriétaire à Saint-Pierre en 1850 de l’Habitation sucrerie « le Fond Cannonville », le Docteur Rufz fut un médecin réputé et apprécié de tous. Il sera l’un des pionniers à utiliser le chloroforme fait à base de venin de serpent comme anesthésiant naturel.
Grand leader en politique, il se présente aux élections et est élu maire de Saint-Pierre de 1854 à 1856, suite à la défaite de François-Henri Assier de Pompignan. 3 ans plus tard, il deviendra Président du Conseil Général de la Martinique.
Un médecin de grande renommée
Durant cette période, l’homme doté d’une grande curiosité intellectuelle, écrira de nombreux ouvrages portant sur les techniques chirurgicales locales, les épidémies de fièvre jaune, les morsures de serpents, la santé des esclaves dans les plantations, la flore insulaire ou encore les effets du climat.
Selon lui une bonne connaissance médicale s’acquiert grâce à une bonne compréhension de la maladie, mais aussi par l’histoire, des personnes et de leur environnement. Tous ses travaux de recherches tendent vers cette direction.
En 1860, il décide alors de repartir à Paris afin de pouvoir veiller à l’éducation de ses enfants.
Avec son ami zoologiste Isidore Geoffroy Saint -Hilaire et sous l’égide du Baron Haussmann il sera l’un des membres fondateurs la Société zoologique d’acclimatation de Boulogne qui deviendra plus tard la Société impériale zoologique d’acclimatation.
Reconnue d’utilité publique, cette société a pour mission d’introduire, d’acclimater et de domestiquer des espèces d’animaux utiles ou d’ornement ainsi que de perfectionner et de multiplier les races nouvellement introduites ou domestiques ». Inauguré en grande pompe, le 9 octobre 1860 Rufz est promu directeur du jardin.
Il occupera ce poste jusqu‘en 1865.
En 1867, il est nommé délégué de la Martinique par le comité des colonies.
Il meurt à Neuilly-sur-Seine le 2 octobre 1884, à l’âge de 80 ans.
Ses distinctions
Nommé chevalier de la Légion d’Honneur le 23 octobre 1835, il sera promu Officier Légion d’Honneur le 3 décembre 1856, par décret rendu sur le rapport du Ministre de la Marine.
Homme prolifique le docteur Rufz de Lavison a marqué les esprits de chacun part ses actions et son dévouement. Ses ouvrages demeurent encore aujourd’hui d’utilité scientifiques.
Sources
- Base de données sémantique de la Bibliothèque nationale de France
- data.bnf.fr
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