Solitude, une femme dans la résistance de 1802
Date de naissance inconnue — 29 novembre 1802
Solitude est l’une des figures de la résistance au rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe. Son existence est attestée, mais sa vie reste très peu documentée : l’histoire, la littérature et les hommages publics ont façonné la place qu’elle occupe aujourd’hui dans la mémoire collective.
Ce que l’on sait de Solitude
L’historien Auguste Lacour évoque Solitude dans son Histoire de la Guadeloupe, publiée au XIXe siècle. Il la situe parmi les insurgés de 1802 et rapporte son arrestation alors qu’elle est enceinte. Son récit est une source essentielle, mais il porte aussi le regard hostile de son auteur sur les rebelles. Il doit donc être lu avec recul.
Sa date de naissance, son enfance et l’identité de ses parents ne sont pas établies par les documents actuellement connus. Le prénom Rosalie, l’année 1772 et l’histoire de sa mère Bayangumay appartiennent notamment à la construction romanesque rendue célèbre par André Schwarz-Bart. Ils ne doivent pas être présentés comme une biographie entièrement prouvée.
1794 : une liberté à défendre
Le 4 février 1794, la Convention vote la première abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. Sa mise en application varie suivant les territoires. En Guadeloupe, la liberté obtenue en 1794 bouleverse l’ordre colonial et nourrit les espoirs des personnes jusque-là réduites en esclavage.
1802 : le retour de l’ordre esclavagiste
En mai 1802, l’arrivée des troupes du général Richepance provoque l’affrontement avec les forces qui défendent leur liberté. Louis Delgrès et Joseph Ignace deviennent des figures de cette résistance. La proclamation de Delgrès du 10 mai, adressée « A l’univers entier », dénonce la violence et l’injustice qui menacent les anciens esclaves. Le rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe s’impose après l’écrasement des insurgés.
Une résistante condamnée à mort
Solitude est présente dans le camp de Palerme, à Dolé, lors des combats. Elle demeure auprès des insurgés avant d’être arrêtée et condamnée. Enceinte, elle bénéficie d’un sursis jusqu’à son accouchement. Lacour rapporte son supplice le 29 novembre 1802, après la naissance de son enfant. Le devenir de cet enfant n’est pas établi par cette source.
Son engagement rappelle que les femmes ont elles aussi participé à la résistance : combattantes, soutiens des insurgés ou membres des communautés en lutte. Leur présence est souvent moins visible dans les archives que celle des chefs militaires.
Du roman aux lieux de mémoire
En 1972, André Schwarz-Bart publie La Mulâtresse Solitude. Le roman donne une ampleur nouvelle à cette figure historique en imaginant les années de sa vie que les archives ne racontent pas. Il contribue à faire connaître Solitude bien au-delà de la Guadeloupe.
Son souvenir s’inscrit également dans l’espace public. Une statue lui est consacrée aux Abymes depuis 1999. A Paris, le jardin Solitude est inauguré en 2020, puis une statue réalisée par Didier Audrat en 2022. Ces hommages donnent une place visible aux femmes qui ont résisté à l’esclavage.
L’image mise en avant est une représentation artistique de Solitude : elle ne constitue pas un portrait réalisé de son vivant.
Sources et prolongements
- Fondation pour la mémoire de l’esclavage : Solitude, histoire et mémoire
- Généalogie et Histoire de la Caraïbe : les limites des sources sur Solitude
- Auguste Lacour, Histoire de la Guadeloupe, tome III, 1858, p. 311.
- André Schwarz-Bart, La Mulâtresse Solitude, roman, 1972.
Lire aussi : Louis Delgrès.


Solitude…. Remise en place de l’esclavage : rien d’étonnant puisque les artisans des pseudo revolutions par des milices, revolutions bourgeoises etaient des qui qui qui.
Ils etaient aussi a 95% de la Secte qui qui qui instigateurs et acteurs du marchandage d’esclaves , les armateurs.
Cette secte a pour devise selon leurs bouquins , que sur terre rien , ni personne hormis eux , ne sont humains , ce qui leur donne tous les droits et legitimise tous leurs vices.
Renseignez-vous.