L’histoire de la commune d’Anse-Bertrand est caractérisée par une colonisation tardive et par la lenteur de son détachement du quartier de Port-Louis, détachement qui ne sera réalisé qu’en 1737.
Peu à peu, les descendants des Caraïbes cédèrent leurs terres aux colons venus y cultiver la canne à sucre et le coton. C’est ainsi qu’en 1790, on y comptait 12 cotonneries, 24 moulins à vent et 21 sucreries. C’est dans l’une d’entre elles, l’Habitation La Mahaudière (du nom de son propriétaire Douillard MAHAUDIERE) qu’eut lieu, en 1840, l’un des plus célèbres procès de l’histoire de la Guadeloupe. Ce planteur était accusé d’avoir laissé au cachot, pendant deux ans, l’esclave domestique Lucile soupçonnée, elle, d’avoir empoisonné sa maîtresse.
En 1825, seules 7 familles étaient encore présentes, localisées à l’anse du Petit-Portland. Un article de journal de 1855 évoque les « derniers sauvages » réfugiés aux Fonds Caraïbes de l’Anse-Bertrand. En 1882, les derniers descendants des Caraïbes se plaindront au gouvernement français de la violation de leurs réserves mais n’obtiendront pas gain de cause.
Anse-Bertrand, fut érigé en commune par le décret colonial du 20 septembre 1837.
Suite aux élections du 7 décembre 1837, Louis-René RUILLIER devint le premier maire de la commune.








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