C’est au début du 1er millénaire que les premiers habitants connus sous le nom d’Arawaks, se sont arrivés à Grand-Bourg. Leur implantation en ce lieu a été rendue possible grâce au Marais Folle Anse qui est une importante réserve d’eau douce. Présents sur l’île depuis 1648, des colons français vont y bâtir un fort dès 1653. Entre les années 1838 et 1849, cette ville de la Guadeloupe a été partagée en deux communes distinctes. Ainsi, on avait d’un côté Grand-Bourg campagne également appelé extra-muros et de l’autre Grand-Bourg ville. Après sa tournée aux Antilles, le nom u Prince de Joinville a été étrenné par cette commune française en 1838. D’ailleurs, il n’est impossible que l’explorateur Christophe Colomb ait été débarqué lors de son deuxième voyage en 1493, à l’Anse Ballet. Parmi les personnalités liées à la commune, figure Charles-François Bonneville, ancien conseiller général et ancien maire de la ville. Maryse Etzol est élue maire de la commune en mars 2014.
Possédant le plus grand port de l’île, Grand-Bourg y joue un rôle capital à la fois au plan économique, administratif et commercial. En effet, ce commune de la région de Guadeloupe accueille de nombreuses activités touristiques et de pêche, sources de revenus importants pour les populations. Cette ville dispose d’infrastructures telles que l’aérodrome par exemple. Cet aérodrome permet une liaison rapide de 15 minutes avec la Guadeloupe. Par ailleurs, cette localité compte de nombreux lieux et monuments touristiques remarquables. Ainsi, les touristes qui arrivent dans cette ville pourront contempler des sites comme l’habitation Murat. C’est endroit qui abrite diverses activités culturelles dont notamment un écomusée. Durant de la période de colonisation, ce site était une très grande sucrerie. Il y a également les distilleries Bielle et Poisson et l’usine de Grande Anse où le visiteur peut apprécier l’activité de la canne sous ses différents aspects. Enfin, on peut citer la mare au punch qui est un lieu historique capital pour les habitants de la ville de Grand-Bourg. En effet, cette mare sert d’endroit commémoratif de la fin de l’esclavage.
HISTOIRE ET PATRIMOINE
La civilisation la plus ancienne connue qui a occupé le territoire de Marie-Galante fut les Huécoïdes. Ils furent suivis par les Arawaks qui dénommèrent l’île Touloukaéra, puis vers l’an 850 par les Caraïbes qui l’appelaient Aïchi. Beaucoup d’instruments servant à la culture sur brûlis de ces deux peuples ont été retrouvés.
Marie-Galante est la première île de l’archipel Guadeloupéen que Christophe COLOMB a atteint lors de son second voyage. Il baptisa l’île Marie-Galante, de « Maria-Galanda », nom qu’il donnait à la Santa Maria dans son journal de bord.
Le Gouverneur HOUEL, organisa, le 8 novembre 1648, l’implantation des premiers colons français, une cinquantaine d’hommes, à proximité du lieu-dit Vieux-Fort à Saint-Louis, où ils bâtirent un village qui devint le bourg principal. Au début de la colonisation, Caraïbes et Français cohabitaient pacifiquement. Mais, en 1653, en représailles de viols commis en Dominique par les marins d’une barge venue de la Martinique, le peu de colons qui n’avaient pas cédé au découragement face aux rudes conditions de vie furent tous massacrés. L’abbé GUILBAUD raconte la suite : « HOUËL envoya son frère à Marie-Galante où il débarqua, le 20 octobre, avec cent hommes. Les Français recueillirent les Page 88 sur 210
restes des victimes et les honorèrent de la sépulture chrétienne. Ils allèrent s’établir sur une pointe de roche située au sud-ouest de l’Ile, à l’entrée des Basses. Ils élevèrent une forteresse d’allure massive et menaçante, et les habitants se fixèrent sous la protection du fort. Ce fut la création du Marigot ou Grand-Bourg. La partie de l’île abandonnée fut appelé Vieux-Fort-Saint-Louis. Les progrès de la colonisation furent assez lents à Marie-Galante. Elle se partagea en trois quartiers : Grand-Bourg ou Marigot, Capesterre à l’est, et le Vieux-Fort-Saint-Louis au nord-ouest. »
L’industrialisation des produits de la canne à sucre intervint à partir de 1654, grâce à des colons expulsés du Brésil qui suscitèrent la création des premières habitations sucreries, équipées d’un petit moulin à bêtes (manège) pour broyer les cannes.
L’île fut pillée par les Hollandais en juin 1676, puis par les Anglais en 1690 et 1691. Suite à ces différents pillages qui ont conduit à la destruction des moulins, des sucreries et au départ de la population, le repeuplement de l’île fut interdit par le gouverneur général de la Martinique jusqu’en 1696. Les Anglais occupèrent de nouveau l’île de 1759 à 1763.
Voici ce que dit l’abbé GUILBAUD à propos des paroisses de Marie-Galante : « Longtemps, Marie-Galante n’avait eu ni paroisses régulières, ni curés en titre. Des Missionnaires Carmes y venaient de la Guadeloupe, par occasion. Les trois paroisses actuelles ne remontent donc, au plus tôt, qu’à la seconde moitié du XVIIIe siècle, après 1763. L’église de la Conception est celle de Grand-Bourg ; Saint-Louis, paroisse instituée en 1800, a pris pour patron Saint Joseph ; et la paroisse de la Capesterre est placée sous le vocable de Sainte Anne. »
Eglise de Grand-Bourg de Marie-Galante (photo d’archives)
Commencée en 1844, elle fut ouverte au culte en 1847. Page 89 sur 210
De novembre 1792 jusqu’en 1794, Marie-Galante devint indépendante pour s’affranchir d’une Guadeloupe royaliste.
En 1825, il y a quatre communes à Marie-Galante : Grand-Bourg intra-muros, Grand-Bourg extra-muros, Capesterre et le Vieux-Fort-Saint-Louis. Quand l’ouragan de 1825 détruisit l’église de Grand-Bourg, les habitants des quatre communes entreprirent de la rebâtir à frais communs.
Le décret de 1837 fit de Grand Bourg une commune de plein droit. Le premier maire fut Théophile ROUSSEL-BONNETERRE

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