Rivière-Salée doit son nom à la présence dans la commune d’une rivière dont l’eau est salée.
Rivière-Salée compte deux bourgs, Grand-Bourg et Petit-Bourg.
La paroisse de Rivière-Salée a été fondée en 1716 parce que ses habitants ne pouvaient suivre la messe qu’aux Trois-Ilets ou au Trou-au-Chat, ex-nom de la commune de Ducos.
A cette époque plusieurs familles vivaient dans des habitations.
Une église est alors érigée sur un terrain donné par un homme appelé Duval et la paroisse est confiée aux Capucins.
Le 12 juin 1737, la Martinique est partagée en commune. Rivière-Salée appartient aux Trois Bourgs, un ensemble regroupant la commune de Trois-Ilets et le territoire de Rivière-Salée (Petit-Bourg et Grand-Bourg).
Un an après l’abolition de l’esclavage, le 2 mai 1849, Trois-Ilets devient une commune à part entière et Rivière-Salée également.
La ville change d’aspect petit à petit. Après les plantations de café, c’est la canne à sucre qui sera en plein essor.
En 1820, le premier moulin à vapeur est installé sur l’Habitation Maupeou.
C’est à cette même époque que les sucreries disparaissent au profit des usines.
En 1845, les premières usines voient le jour à Rivière-Salée, une appelée Poirier à Grand-Bourg et l’autre surnommée La Guillot à Petit-Bourg.
En 1868, les actionnaires se mirent en place.
En 1870, lors de l’Insurrection du Sud, Rivière-Salée est grandement concernée. En effet, au quartier Régale, trois habitations sont incendiées.
En 1871, c’est l’achèvement de deux usines qui vont fonctionner près d’un siècle. Elles ne résisteront pas à la crise du sucrière de la fin du 19ème siècle, début 20ème siècle.
Au 20ème siècle, elle va changer de cap en devenant un acteur économique majeur du sud de l’île grâce à l’implantation de nombreuses entreprises intéressées par la proximité avec Fort-de-France et la desserte via l’autoroute.


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