Basse-Terre Mai 1967 – Bas Tè Mé 67

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Sonjé Mé 67, Léjyònè déklaré lagyè a la Gwadloup

Le contexte

L’année 1967, une année à marquer d’une pierre rouge comme le sang des Guadeloupéens qui a coulé à Pointe à Pitre les 26 et 27 mai.

Mais avant tout, jetons un œil sur la situation de la Guadeloupe de 1967, qui est un pays sous-développé tant sur le plan économique que social.

Le chômage se développe avec des fermetures d’usines sucrières et au niveau du secteur de la banane, la situation n’est pas meilleure.

Les Guadeloupéens continuent leur exil organisé par le BUMIDOM vers La France pour trouver un avenir meilleur.

A l’approche des élections législatives de mars la situation est explosive, Le GONG (Groupe d’Organisation Nationale de la Guadeloupe) appelle à l’abstention.

C’est dans ce contexte que les ouvriers du bâtiment débrayent le 23 mars 1967 pour réclamer une augmentation de salaire de 2,5% ainsi que la parité de droits sociaux.

L’implosion

Le 26 mai vers midi, une foule importante est rassemblée devant la Chambre de Commerce de Pointe-à-Pitre. Patronats et syndicats ne trouvent pas de terrain d’entente et les négociations peinent à aboutir, lorsqu’un dénommé Georges BRIZARD, représentant du patronat laisse entendre : « Lorsque les nègres auront faim, ils reprendront le travail.« 

Outrés, les ouvriers se dressent, des cris d’indignation s’élèvent. Les Guadeloupéens blessés dans leur dignité vont se lever comme un seul homme dans les rues de Pointe à Pitre.

Les affrontements contre les CRS de l’état colonial français débutent à ce moment. Bombes Lacrymogènes, matraques d’un côté, pierres et conques de lambi de l’autre.

A 15h30, pwèmyé koud fizi la pété… Pò !!!

Jacques NESTOR militant du GONG est abattu, peu de temps après le jeune PINCEMAILLE est fauché par une balle, le massacre venait de commencer.

Les affrontements se poursuivent dans les rues de Pointe à Pitre, des armuriers sont dévalisés, des lieux symboliques de la France sont incendiés : Banque de la Guadeloupe, Air France, France Antilles.

Un lourd bilan humain

Le bilan général est lourd, plusieurs centaines de blessés, plusieurs dizaines de morts. Les arrestations se chiffrent par centaine.

Le 30 mai 1967, le patronat accorde une augmentation de salaire de 25% aux ouvriers, ils avaient refusé la négociation de 2%, le 26 mai.

Ces événements sanglants dans la mémoire collective des Guadeloupéens sont d’autant plus vivaces du fait que ce massacre ait été minimisé voire quasiment occulté dans l’histoire de La France.

Les 2 journées des 26 et 27 mai sont inscrites en lettres de sang dans l’Histoire de notre peuple.

HONNEUR ET RESPECT A TOUS LES COMBATTANTS QUI SONT MORTS LES 26 ET 27 MAI 1967, ON JOU A MÉ LÉJYÒNÈ DÉKLARÉ LAGYÈ A LA GWADLOUP.

Rédaction
Kolen SERIN

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