Written by Chantal CHARLES-ALFRED

Chantal Charles-Alfred, est originaire du Morne-Rouge en Martinique. Depuis sa plus tendre enfance, elle a été baignée lors des rencontres familiales par des anecdotes diverses sur les différents membres de la famille. Sa passion pour la généalogie est un héritage de son grand-père qui connut une vie remplie d’histoire et d’anecdotes.

16 janvier 2026

Gisèle Pineau,

Voix majeure des mémoires blessées

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Ecrivaine incontournable des lettres caribéennes et francophones, Gisèle Pineau a construit une œuvre puissante, intime et profondément politique, sans jamais céder au militantisme frontal.

Ses romans, récits et textes hybrides donnent voix aux silences de l’Histoire, aux mémoires blessées de l’esclavage et de la colonisation, mais aussi aux fractures intimes liées à l’exil, au racisme et à la condition féminine.

A travers une langue poétique, habitée par l’oralité créole, elle écrit pour réparer, transmettre et redonner dignité à celles et ceux que l’Histoire a longtemps relégués à la marge.

  

Son enfance entre deux rives

Gisèle Pineau est née le 18 mai 1956 à Paris de parents guadeloupéens. Elle  grandit avec ses frères et sœurs en banlieue parisienne, dans une France encore peu attentive aux réalités ultramarines.

Son père qui a rejoint les troupes du Général de Gaulle devient militaire de carrière, Il est souvent absent. Sa mère, femme au foyer, incarne la stabilité du foyer et la continuité affective.

Cette organisation familiale traditionnelle façonne très tôt son rapport au monde, entre rigueur et protection, silences et transmission implicite.

Dès l’enfance, Gisèle est confrontée de manière aiguë au racisme. A l’école comme dans l’espace public, elle découvre le poids du regard des autres, les stéréotypes, les assignations identitaires.

Elle se sent souvent « entre deux mondes », ni totalement hexagonale, ni pleinement des îles. Ce sentiment de décalage nourrit une solitude précoce, mais aussi une capacité d’observation fine et douloureuse du réel.

A la maison, pourtant, la Guadeloupe est omniprésente. Elle vit dans les récits familiaux murmurés, les expressions créoles, les odeurs de cuisine, mais aussi dans les silences chargés d’histoire.

L’esclavage, la colonisation, les humiliations héritées traversent le quotidien sans toujours être nommés. Gisèle Pineau apprend très tôt à écouter l’invisible, à comprendre que la mémoire se transmet aussi par ce qui ne se dit pas.

A l’âge de dix ans, pour échapper à la solitude, la petite fille écrit un premier petit roman. L’écriture devient immédiatement un refuge et un espace de liberté. La lecture l’accompagne tout autant, nourrie par des voix féminines puissantes qui l’inspirent durablement, notamment celles de Simone Schwarz Bart et de Toni Morrison, dont l’attention aux mémoires noires et aux destins féminins fait écho à sa propre expérience.

Transmission, formation et vocation

A la maison, la présence de sa grand-mère Julia, surnommée Man Ya, occupe une place centrale dans son existence. A travers la parole orale, elle lui transmet les contes créoles, les souvenirs de l’esclavage et les récits de résistance. De son côté la jeune Gisèle apprends à sa grand-mère entièrement créolophone, les rouages écrits et oraux de la langue française .

Cette mémoire vivante deviendra l’un des socles fondamentaux de son œuvre littéraire, où l’histoire collective se mêle intimement aux trajectoires familiales.

Après avoir entamé des études de lettres modernes à l’université de Nanterre, des contraintes financières l’obligent à interrompre son cursus.

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Elle choisit alors de se former comme infirmière en psychiatrie. Ce choix, profondément humaniste, n’est pas un renoncement mais une autre manière de comprendre l’être humain.

Elle exercera ce métier durant trente-sept ans, développant une connaissance intime des fragilités psychiques, des traumatismes, de la folie et des mécanismes de résilience. Elle travaille le jour et écrit la nuit.

Même dans ce métier fondé sur le soin et l’écoute, elle se heurte encore une fois au racisme et aux préjugés.

Les discriminations, parfois frontales, parfois insidieuses, prolongent les blessures de l’enfance. Ces expériences renforcent sa conscience aiguë des injustices et nourrissent un regard lucide sur les souffrances invisibles, celles qui ne figurent dans aucun dossier médical mais qui marquent profondément les êtres.

Ecrire pour résister 

L’écriture s’impose alors comme une nécessité vitale, un moyen de ne pas sombrer.

En 1993, la publication de La Grande Drive des esprits marque son entrée remarquée en littérature. Dès ce premier roman, Gisèle Pineau affirme un style singulier, profondément ancré dans la mémoire antillaise.

Le récit se déploie comme une traversée habitée, où les vivants côtoient les morts, où les voix ancestrales surgissent pour rappeler les blessures de l’esclavage, de la colonisation et de l’exil.

L’oralité créole, la présence du spirituel et la force des figures féminines structurent une écriture dense et poétique. La mémoire n’y est jamais figée, elle agit, s’inscrit dans les corps, les familles et les paysages.

Ce premier roman est salué par la critique et reçoit le Prix Carbet de la Caraïbe, consacrant d’emblée Gisèle Pineau comme l’une des grandes voix de la littérature antillaise contemporaine.

Une œuvre traversée par la mémoire et l’engagement

Au fil des ses ouvrages, Gisèle Pineau approfondit les thèmes fondateurs de son œuvre.

L’exil et le déracinement irriguent l’Exil selon Julia, hommage bouleversant à sa grand-mère.

La violence sociale et familiale traverse l’Espérance Macadam.

La condition féminine, les corps blessés et le désir s’expriment avec force dans Chair piment et Fleur de barbarie.

Son expérience d’infirmière nourrit Folie, aller simple, plongée empathique dans l’univers psychiatrique caribéen.

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Avec Cent vies et des poussières, elle explore les héritages multiples de l’histoire coloniale, tandis que Ady, soleil noir redonne voix à Adrienne Fidélin, figure noire muse du peintre Man Ray longtemps effacée de l’histoire de l’art.

La Guadeloupe demeure omniprésente dans ses textes, réelle ou fantasmée, territoire d’appartenance autant que de questionnement, où l’on est chez soi sans jamais l’être totalement.

Reconnaissance et distinctions

Le parcours littéraire de Gisèle Pineau est jalonné de distinctions majeures.

En 1993, le Prix Carbet de la Caraïbe récompense la Grande Drive des esprits.

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L’année suivante, en 1994, le Grand Prix des Lectrices du magazine Elle salue la puissance émotionnelle de son écriture et son lien fort avec un large public, confirmant sa capacité à toucher bien au-delà des cercles littéraires spécialisés.

En 1996, le Prix RFO du Livre récompense L’Espérance Macadam, roman social d’une grande intensité, qui met en lumière les violences familiales et les fractures sociales aux Antilles.

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En 1998, elle se voit décerner le Prix Amerigo Vespucci, distinction qui souligne l’intérêt porté à son œuvre dans une perspective d’ouverture culturelle et de dialogue entre les mondes.

En 2012, son roman Cent vies et des poussières reçoit le prestigieux Prix Casa de las Americas, l’une des plus hautes distinctions littéraires d’Amérique latine et de la Caraïbe. Ce prix marque une reconnaissance internationale et consacre la dimension universelle de son écriture.

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En 2021, elle est finaliste du Grand Prix du roman métis, confirmant la vitalité et l’actualité de son œuvre au sein du paysage littéraire contemporain.

Enfin, en 2022, le Prix de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre vient couronner un parcours littéraire d’une rare cohérence, saluant une écrivaine qui a fait de la mémoire, de l’exil et de la transmission les piliers d’une œuvre durable.

Au-delà des prix littéraires, son influence s’étend également à l’audiovisuel. La série télévisée française « Zetwal Caraïbes » lui rend hommage à travers une scène inspirée de son livre Ady, Soleil noir, interprétée par les acteurs de la série, témoignant du rayonnement de son œuvre auprès d’un public élargi.

Sa bibliographie

Romans et récits

(1993) – La Grande Drive des esprits

Œuvre fondatrice. Ce premier roman impose d’emblée une voix singulière, profondément ancrée dans la mémoire antillaise. Les vivants y dialoguent avec les morts, les ancêtres surgissent pour rappeler les blessures de l’esclavage, de la colonisation et de l’exil. Le livre pose les grands axes de toute l’œuvre à venir : transmission, non-dits familiaux, spiritualité et réparation par la parole.

(1995)– L’Espérance Macadam

Roman social d’une grande intensité, il explore la violence familiale, la misère sociale et les ravages du silence. Gisèle Pineau y dresse un portrait sans complaisance de la société antillaise contemporaine, tout en conservant une profonde empathie pour ses personnages.

(1996)– L’Exil selon Julia

Récit autobiographique majeur, hommage bouleversant à sa grand-mère Man Ya. À travers la figure de Julia, l’autrice interroge l’exil, la transmission et la mémoire de l’esclavage. Ce texte marque un tournant plus intime dans son écriture et devient l’un de ses ouvrages les plus étudiés.

(2002)– Chair piment

Roman du corps féminin, du désir et de la douleur. Gisèle Pineau y aborde frontalement la sexualité, la domination masculine et les blessures intimes des femmes, dans une langue charnelle et poétique.

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(2007)– Fleur de barbarie

Roman de la violence conjugale et des traumatismes hérités. L’autrice poursuit sa réflexion sur la condition féminine, en donnant à voir des femmes blessées mais debout, capables de résistance et de reconstruction.

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(2007)– Mes quatre femmes

Hommage littéraire à quatre figures féminines qui ont marqué son imaginaire. Ce texte affirme la centralité des femmes dans son œuvre et dans l’histoire antillaise, entre filiation, admiration et transmission.

(2010) – Folie, aller simple  Journée ordinaire d’une infirmière

Récit profondément nourri par ses trente-sept années comme infirmière en psychiatrie. Gisèle Pineau y explore la folie, l’exil intérieur et la souffrance psychique avec une humanité rare, sans jamais dissocier la maladie des contextes sociaux et historiques.

(2012)– Cent vies et des poussières

Roman choral et ambitieux qui interroge les héritages multiples de l’histoire coloniale. Les destins s’y croisent, révélant les persistances de la domination, mais aussi les forces de résistance.

(2018) – Le Parfum des sirènes

À travers une écriture sensorielle et poétique, l’autrice interroge la transmission, les secrets de famille et les blessures héritées de l’histoire coloniale. La mer devient un lieu de mémoire, un espace de passage entre les vivants et les absents, entre le dicible et l’indicible. Le Parfum des sirènes s’inscrit pleinement dans la continuité de son œuvre : dire les silences, redonner chair aux voix invisibilisées et faire de la littérature un acte de réparation.

(2020) – Ady, soleil noir

Biographie romancée d’Adrienne Fidelin, muse noire longtemps effacée de l’histoire de l’art moderne. Gisèle Pineau redonne voix à une femme oubliée et poursuit son combat littéraire contre l’invisibilisation des figures noires.

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(2024) La vie privée d’oubli

Avec La Vie privée de l’oubli, Gisèle Pineau livre un texte profondément introspectif et poétique, situé à la frontière du roman et du récit de mémoire. L’ouvrage explore les mécanismes de l’oubli, non comme une absence, mais comme une construction intime, parfois nécessaire pour survivre, parfois destructrice lorsqu’elle efface les origines et les blessures non dites.

Le récit s’attache à des personnages marqués par les silences familiaux, les traumatismes hérités et les zones d’ombre laissées par l’histoire coloniale. L’oubli y apparaît comme un refuge fragile, une stratégie de protection face à la douleur, mais aussi comme une menace pour l’identité. En creux, Gisèle Pineau interroge la mémoire de l’esclavage, la transmission interrompue et la difficulté de dire ce qui a été longtemps tu.

Jeunesse

(1992)un papillon dans la cité

Roman pour la jeunesse ancré dans la banlieue française. Le jeune héros est confronté au racisme, aux humiliations quotidiennes et au sentiment d’exclusion. À travers son regard sensible, Gisèle Pineau montre comment le rejet social façonne l’identité dès l’enfance.

Ce livre met en scène la grand-mère comme passeuse de mémoire. Man Ya transmet aux enfants l’histoire de l’esclavage, les douleurs du passé mais aussi les forces de résistance.

Très étudié en milieu scolaire, ce livre est souvent utilisé pour travailler sur la discrimination, la tolérance et la dignité humaine.

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(1996) Le Journal de la fille Panthère 

Ecrit sous forme de journal intime, ce texte donne voix à une adolescente en quête d’identité. Panthée écrit pour comprendre son corps, ses émotions, le regard des autres et sa place dans le monde.
Gisèle Pineau aborde ici l’adolescence féminine avec justesse : solitude, colère, désir de reconnaissance, mais aussi puissance de l’écriture comme espace de libération.

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(1997) Ti Jean L’Horizon

Avec Ti Jean L’Horizon, Gisèle Pineau revisite l’une des figures les plus emblématiques du conte créole : Ti Jean. Personnage frêle mais rusé, Ti Jean triomphe non par la force, mais par l’intelligence, la parole et l’imagination. En l’adaptant pour la jeunesse, l’autrice inscrit les jeunes lecteurs dans un héritage oral ancien tout en lui donnant une portée contemporaine.

(1998) Le Cyclone Maryline

A travers l’arrivée imminente d’un cyclone, l’autrice met en scène la peur, l’attente, la solidarité et la résilience. Le cyclone n’est pas seulement un événement climatique : il symbolise les bouleversements intérieurs, les traumatismes et les peurs enfouies.
Le récit permet d’aborder avec les jeunes lecteurs la gestion des émotions, la force du collectif et la reconstruction après le chaos.

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(1999) La Couleur de l’agonie

Texte rare et courageux destiné aux adolescents, ce récit aborde la maladie grave, la fin de vie et le deuil. Sans jamais tomber dans le pathos, l’autrice accompagne le jeune lecteur face à l’inéluctable, en mettant des mots sur la douleur, la peur et l’absence.
Ce livre est souvent utilisé comme support pour parler de la mort avec pudeur et humanité.

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(1999) L’Exil

Court récit centré sur le sentiment d’exil intérieur. L’enfant-narrateur se sent étranger partout, même là où il vit. Gisèle Pineau y explore l’errance identitaire, la solitude et la difficulté d’appartenance, thèmes essentiels de son œuvre.
Un texte particulièrement pertinent pour aborder les parcours migratoires et le déracinement.

(1999) : Caraïbes sur Seine

Avec Caraïbes sur Seine, Gisèle Pineau explore la présence caribéenne en métropole, au cœur de Paris. Le texte interroge l’exil, la mémoire et l’identité à travers le regard de personnages issus des diasporas antillaises. La Seine devient un espace symbolique où se croisent souvenirs de la terre natale, nostalgie et recomposition des appartenances. Cette œuvre prolonge sa réflexion sur les trajectoires migratoires et la difficulté d’habiter pleinement un entre-deux culturel.

(2001) La Case mensonge

Dans ce court récit puissant, la maison — la case — devient le lieu des secrets, des non-dits et des blessures enfouies. Gisèle Pineau explore la parole confisquée, les mensonges familiaux et le poids du silence transmis de génération en génération.
Le texte initie les jeunes lecteurs à la notion de mémoire familiale et à la nécessité de dire pour se libérer. Il fait le lien entre histoire intime et héritage collectif.

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(2003) – Le Chant de Man Ya 

Avec Le Chant de Man Ya, Gisèle Pineau s’adresse aux jeunes lecteurs en prolongeant l’un des piliers de son œuvre : la figure de la grand-mère comme passeuse de mémoire.

Man Ya, déjà centrale dans L’Exil selon Julia, devient ici une voix fondatrice qui transmet l’histoire, les douleurs et les forces héritées du passé.

A travers une écriture accessible, poétique et profondément orale, Gisèle Pineau évoque la mémoire de l’esclavage, la transmission intergénérationnelle et la nécessité de se souvenir pour se construire. Le chant de Man Ya n’est pas seulement un récit : c’est une parole vivante, un fil reliant les enfants à l’histoire collective antillaise.

(2007) : C’est la règle,

Dans ce récit destiné à la jeunesse, Gisèle Pineau aborde avec finesse les notions de normes, d’injustice et d’apprentissage de la vie collective. À hauteur d’enfant, elle interroge les règles imposées, leur sens et leurs dérives possibles, invitant les jeunes lecteurs à réfléchir à l’autorité, à l’équité et au respect de soi.

(2008) : Les Colères du volcan,

A travers l’image puissante du volcan, l’autrice explore la colère, la peur et les tensions intérieures. Le volcan devient une métaphore des émotions contenues, prêtes à surgir, mais aussi des forces naturelles et humaines qu’il faut apprendre à apprivoiser. Le récit sensibilise les jeunes lecteurs à la gestion des émotions et à la compréhension de soi.

(2008)– Morne Capresse  

A travers le regard d’un enfant, l’autrice aborde l’héritage de l’esclavage, les silences transmis et la difficulté de dire l’histoire. Le morne n’est pas seulement un paysage : il devient un personnage à part entière, porteur des voix du passé, des souffrances enfouies mais aussi de la dignité et du courage des ancêtres.

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(2010) : L’Odyssée d’Alizée

Récit initiatique empreint de poésie, L’Odyssée d’Alizée met en scène un parcours de découverte de soi, entre épreuves, déplacements et apprentissage de la liberté. Le voyage devient un moyen de grandir, de comprendre le monde et de trouver sa place, dans un univers marqué par l’imaginaire caribéen.

(2015) Les Voyages de Merry Sisal

Récit initiatique dans lequel le voyage devient métaphore de la construction de soi. Merry Sisal traverse des paysages réels et symboliques, affrontant peurs, doutes et héritages.
Le livre met en valeur la curiosité, l’ouverture au monde et la transmission culturelle comme clés de l’émancipation.

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Essais et textes

  • 1998 : Femmes des Antilles : traces et voix : cent cinquante ans après l’abolition de l’esclavage, biographie et histoire, co-écrit avec Marie R Abraham
  • Ecrire en tant que Noire

  

Une passeuse de mémoire

Aujourd’hui, Gisèle Pineau partage sa vie entre la Guadeloupe et Marie-Galante. Elle continue d’écrire, de témoigner et de transmettre.

Elle est invitée dans de nombreux festivals, universités et rencontres littéraires en France et à l’international.

Son engagement reste profond et constant,  écrire contre toutes les formes de préjugés, lutter contre l’effacement des mémoires blessées et affirmer, par la littérature, la dignité des voix antillaises et de toutes les vies marginalisées.

Sa bibliographie témoigne d’un engagement constant, à la fois intime, littéraire et profondément humain.

Sources 

  • Bibliothèque nationale de France (BnF)
  • Entretiens et paroles de l’autrice dans la presse 
  • Éditions Gallimard Jeunesse

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