1 COMMUNE /1 HISTOIRE SAINT LOUIS DE MARIE-GALANTE

Written by Chantal CHARLES-ALFRED

Chantal Charles-Alfred, est originaire du Morne-Rouge en Martinique. Depuis sa plus tendre enfance, elle a été baignée lors des rencontres familiales par des anecdotes diverses sur les différents membres de la famille. Sa passion pour la généalogie est un héritage de son grand-père qui connut une vie remplie d’histoire et d’anecdotes.

29 octobre 2026

Aux origines de Marie-Galante.

La civilisation la plus ancienne connue qui a occupé le territoire de Marie-Galante fut les Huécoïdes. Ils furent suivis par les Arawak, puis vers l’an 850 par les Caraïbes.

Arrivée de Christophe Colomb

L’arrivée des Européens date du 3 novembre 1493, lors du second voyage aux Amériques de Christophe Colomb, qui prend possession de l’île au nom du roi et de la reine d’Espagne.

Les premiers colons français

le 8 novembre 1648, le Gouverneur HOUEL, organise  l’implantation des premiers colons français, une cinquantaine d’hommes, à proximité du lieu-dit Vieux-Fort à Saint-Louis.

Le 4 septembre 1649, Jacques de BOISSERET rachète l’île à la Compagnie des Isles d’Amérique. En 1653, le peu de colons qui n’avaient pas cédé au découragement face aux rudes conditions de vie furent massacrés par les Caraïbes en représailles de viols commis en Dominique par les marins d’une barge venue de la Martinique.

Implantation de la canne à sucre

Selon toute vraisemblance, la canne à sucre, originaire de l’Inde et importée par Christophe COLOMB aux Antilles, fut cultivée en Guadeloupe en vue de son industrialisation. En 1654, des colons expulsés du Brésil sont à l’origine de la création des premières habitations sucreries, équipées d’un petit moulin à bêtes  pour broyer les cannes.

1660 voit la signature, au château de Basse-Terre, du traité de paix avec les Caraïbes que les Français et les Anglais autorisent à s’installer sur la Dominique et Saint-Vincent. L’île étant « pacifiée », les conditions technologiques et humaines sont réunies pour le développement de l’économie marchande fondée sur l’habitation comme unité de production et sur le travail des esclaves noirs importés d’Afrique.

En 1664, Mme de BOISSERET cède ses droits à la Compagnie des Indes Occidentales. L’île comptait alors ses 4 premiers moulins (moulins à bêtes). En 1665, son fils Monsieur de BOISSERET de TEMERICOURT devient gouverneur. La carte de l’île qu’il établit porte son blason.

L’île fut pillée par les Hollandais en juin 1676, puis par les Anglais en 1690 et 1691. Suite à ces différents pillages qui ont conduit à la destruction des moulins, des sucreries et au départ de la population, le repeuplement de l’île fut interdit par le gouverneur général de la Martinique jusqu’en 1696. Les Anglais occupèrent de nouveau l’île de 1759 à 1763.

Les moulins à vent apparurent en 1780. En 1830 on comptait jusqu’à 105 moulins dont plus de la moitié étaient encore actionnés par des bœufs.

Aujourd’hui 72 tours de moulins sont encore visibles.

Saint louis

En 1726, devenus assez nombreux, les habitants réclamèrent la création d’une paroisse car l’église de Grand-Bourg était trop loin pour eux. La demande agrée par le roi, consacra la naissance, sous le nom de paroisse Saint-Joseph du Vieux-Fort, de l’entité qui devait devenir beaucoup plus tard la commune de Saint-Louis. Les limites furent fixées ainsi : « elle commencera de la rivière Saint-François (maintenant rivière Saint-Louis), elle finira à la ravine des Pitons y compris le premier étage de la Barre de l’île ». La situation est demeurée pratiquement inchangée, si ce n’est que Pélisson appartenait à Capesterre et que Saint-Louis s’étendait davantage vers le Haut-Garel.

A la fin du XVIIIème siècle, le quartier de Vieux-Fort comptait 2210 habitants dont 1890 esclaves.

Abolition de l’esclavage

De novembre 1792 jusqu’en 1794, Marie-Galante devient indépendante pour s’affranchir d’une Guadeloupe royaliste.

L’esclavage, qui fut une première fois aboli en 1794 et rétabli en 1802, fut définitivement aboli en 1848 grâce à l’action conjuguée des abolitionnistes, tel que Victor SCHOELCHER, et des révoltes incessantes des nègres esclaves. La première participation des nouveaux affranchis aux élections législatives les 24 et 25 juin 1849 fut marquée par la répression sanglante des mouvements de protestation de la majorité de la population contre les tentatives de fraudes électorales orchestrées par les grands planteurs blancs. Des dizaines de nègres furent tués pendant ces événements qui conduisirent au déversement du rhum et du sucre de l’habitation Pirogue dans la mare à proximité, aujourd’hui appelée  » la mare au punch  » en mémoire de ces évènements tragiques.

Le XIXe siècle vit disparaître l’organisation économique de l’Ancien Régime. Progressivement, toutes les petites sucreries furent restructurées en usines sucrières. En 1885, cinq sites regroupaient l’activité. En 1931, dix-huit distilleries et quatre usines à sucre étaient en production. Les grandes plantations ont fait place à de petites exploitations agricoles, peu mécanisées, organisées au XXe siècle autour de coopératives regroupant 1 300 petits producteurs en 2019. Mais, l’agriculture est soumise dans toutes les Antilles françaises à une forte concurrence internationale. Au début de XXIe siècle, une seule sucrerie (l’usine de Grande Anse8) et trois distilleries (Bellevue, Bielle, Poisson) subsistent à Marie-Galante

Saint-Louis antan lontan

 

 

 

 

Maire : Jacques CORNANO

La civilisation la plus ancienne connue qui a occupé le territoire de Marie-Galante fut les Huécoïdes. Ils furent suivis par les Arawaks qui dénommèrent l’île Touloukaéra, puis vers l’an 850 par les Caraïbes qui l’appelaient Aïchi. Beaucoup d’instruments servant à la culture sur brûlis de ces deux peuples ont été retrouvés.

Marie-Galante est la première île de l’archipel Guadeloupéen que Christophe COLOMB a atteint lors de son second voyage. Il baptisa l’île Marie-Galante, de « Maria-Galanda », nom qu’il donnait à la Santa Maria dans son journal de bord.

Le Gouverneur HOUEL, organisa, le 8 novembre 1648, l’implantation des premiers colons français, une cinquantaine d’hommes, à proximité du lieu-dit Vieux-Fort à Saint-Louis, où ils bâtirent un village qui devint le bourg principal. Au début de la colonisation, Caraïbes et Français cohabitaient pacifiquement. Mais, en 1653, en représailles de viols commis en Dominique par les marins d’une barge venue de la Martinique, le peu de colons qui n’avaient pas cédé au découragement face aux rudes conditions de vie furent tous massacrés. L’abbé GUILBAUD raconte la suite : « HOUËL envoya son frère à Marie-Galante où Page 155 sur 210

il débarqua, le 20 octobre, avec cent hommes. Les Français recueillirent les restes des victimes et les honorèrent de la sépulture chrétienne. Ils allèrent s’établir sur une pointe de roche située au sud-ouest de l’Ile, à l’entrée des Basses. Ils élevèrent une forteresse d’allure massive et menaçante, et les habitants se fixèrent sous la protection du fort. Ce fut la création du Marigot ou Grand-Bourg. La partie de l’île abandonnée fut appelé Vieux-Fort-Saint-Louis.

Le chevalier HOUËL exerça ses représailles, confia l’île à DE BLAGNY, et revint à la Guadeloupe. Le capitaine de Milice du Mé partit à la Dominique, à la tête d’un détachement, et réussit à imposer raison aux Caraïbes déchaînés.

Les progrès de la colonisation furent assez lents à Marie-Galante. Elle se partagea en trois quartiers : Grand-Bourg ou Marigot, Capesterre à l’est, et le Vieux-Fort-Saint-Louis au nord-ouest. »

L’industrialisation des produits de la canne à sucre intervint à partir de 1654, grâce à des colons expulsés du Brésil qui suscitèrent la création des premières habitations sucreries, équipées d’un petit moulin à bêtes (manège) pour broyer les cannes.

L’île fut pillée par les Hollandais en juin 1676, puis par les Anglais en 1690 et 1691. Suite à ces différents pillages qui ont conduit à la destruction des moulins, des sucreries et au départ de la population, le repeuplement de l’île fut interdit par le gouverneur général de la Martinique jusqu’en 1696. Les Anglais occupèrent de nouveau l’île de 1759 à 1763.

Voici ce que dit l’abbé GUILBAUD à propos des paroisses de Marie-Galante : « Longtemps, Marie-Galante n’avait eu ni paroisses régulières, ni curés en titre. Des Missionnaires Carmes y venaient de la Guadeloupe, par occasion. Les trois paroisses actuelles ne remontent donc, au plus tôt, qu’à la seconde moitié du XVIIIe siècle, après 1763. L’église de la Conception est celle de Grand-Bourg ; Saint-Louis, paroisse instituée en 1800, a pris pour patron Saint Joseph ; et la paroisse de la Capesterre est placée sous le vocable de Sainte Anne. » Page 156 sur 210

Eglise de Saint-Louis à Marie-Galante

De novembre 1792 jusqu’en 1794, Marie-Galante devint indépendante pour s’affranchir d’une Guadeloupe royaliste.

En 1825, il y a quatre communes à Marie-Galante : Grand-Bourg intra-muros, Grand-Bourg extra-muros, Capesterre et le Vieux-Fort-Saint-Louis. Quand l’ouragan de 1825 détruisit l’église de Grand-Bourg, les habitants des quatre communes entreprirent de la rebâtir à frais communs.

Le décret colonial du 20 septembre 1837 fit accéder le quartier au statut de commune. Ravend HOTESSIER, commandant du quartier, fut le premier maire installé dans la fonction d’édile.

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