Le Gosier : origine du nom et histoire
Le Gosier doit son nom au pélican appelé « grand gosier », reconnaissable à la poche située sous son bec. L’oiseau a donné son nom à ce territoire de la côte sud de la Grande-Terre, autrefois désigné comme le quartier Saint-Louis. Le village s’est développé sur l’axe reliant Sainte-Anne à Pointe-à-Pitre.
La position du Gosier, à proximité du Petit-Cul-de-Sac marin et des accès à Pointe-à-Pitre, lui confère un rôle militaire important à l’époque coloniale. Le fort Louis, sur le morne l’Union, puis le fort Fleur d’Épée participent à la défense de cette partie de la Grande-Terre. Les cultures et les habitations façonnent aussi les terres, dans une société fondée sur l’esclavage.
La période révolutionnaire transforme Le Gosier en théâtre d’affrontements. En avril 1794, les troupes britanniques débarquent à Grande-Baie et s’emparent du fort Fleur d’Épée. Les forces de Victor Hugues reprennent ensuite la position : ces combats participent à la reconquête de la Guadeloupe et à l’application de la première abolition de l’esclavage, votée le 4 février 1794.
L’organisation communale se met en place avec le décret colonial de septembre 1837 et l’installation de la première municipalité en 1838. Le bourg traverse ensuite les catastrophes qui frappent l’archipel, dont le séisme de 1843 et le cyclone de 1928. Les transformations de l’église, de la mairie et des équipements publics racontent ces reconstructions successives.
Au XXe siècle, Le Gosier devient un foyer du développement touristique guadeloupéen. L’ouverture de La Pergola dans les années 1930, puis l’essor hôtelier à partir des années 1960, modifient son économie et son littoral. Le fort Fleur d’Épée, le bourg et l’îlet demeurent des repères pour comprendre ce passage du village à la station balnéaire.





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