Carte postale ancienne de l’îlet du Gosier et de son phare, vus depuis la côte

Written by Chantal CHARLES-ALFRED

Chantal Charles-Alfred, est originaire du Morne-Rouge en Martinique. Depuis sa plus tendre enfance, elle a été baignée lors des rencontres familiales par des anecdotes diverses sur les différents membres de la famille. Sa passion pour la généalogie est un héritage de son grand-père qui connut une vie remplie d’histoire et d’anecdotes.

30 décembre 2021

Le Gosier : origine du nom et histoire

Le Gosier doit son nom au pélican appelé « grand gosier », reconnaissable à la poche située sous son bec. L’oiseau a donné son nom à ce territoire de la côte sud de la Grande-Terre, autrefois désigné comme le quartier Saint-Louis. Le village s’est développé sur l’axe reliant Sainte-Anne à Pointe-à-Pitre.

La position du Gosier, à proximité du Petit-Cul-de-Sac marin et des accès à Pointe-à-Pitre, lui confère un rôle militaire important à l’époque coloniale. Le fort Louis, sur le morne l’Union, puis le fort Fleur d’Épée participent à la défense de cette partie de la Grande-Terre. Les cultures et les habitations façonnent aussi les terres, dans une société fondée sur l’esclavage.

La période révolutionnaire transforme Le Gosier en théâtre d’affrontements. En avril 1794, les troupes britanniques débarquent à Grande-Baie et s’emparent du fort Fleur d’Épée. Les forces de Victor Hugues reprennent ensuite la position : ces combats participent à la reconquête de la Guadeloupe et à l’application de la première abolition de l’esclavage, votée le 4 février 1794.

L’organisation communale se met en place avec le décret colonial de septembre 1837 et l’installation de la première municipalité en 1838. Le bourg traverse ensuite les catastrophes qui frappent l’archipel, dont le séisme de 1843 et le cyclone de 1928. Les transformations de l’église, de la mairie et des équipements publics racontent ces reconstructions successives.

Au XXe siècle, Le Gosier devient un foyer du développement touristique guadeloupéen. L’ouverture de La Pergola dans les années 1930, puis l’essor hôtelier à partir des années 1960, modifient son économie et son littoral. Le fort Fleur d’Épée, le bourg et l’îlet demeurent des repères pour comprendre ce passage du village à la station balnéaire.

Le Gosier en trois vues anciennes

Ancienne mairie du Gosier et habitants dans le bourg
  • Facebook
  • Twitter
  • Gmail
  • LinkedIn
« Le Gosier — La Mairie ». Carte ancienne, sans date indiquée. Médiathèque Outremer Memory.
L’ancienne église du Gosier et des habitants devant le bâtiment
  • Facebook
  • Twitter
  • Gmail
  • LinkedIn
L’ancienne église du Gosier. Carte ancienne, sans date indiquée. Médiathèque Outremer Memory.
Ancienne route du Gosier sous une allée de grands arbres
  • Facebook
  • Twitter
  • Gmail
  • LinkedIn
« Route du Gosier — Une allée de sabliers (dits Goban) ». Carte ancienne, sans date indiquée. Médiathèque Outremer Memory.

Vous pourriez aussi aimer…

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Partagez sur :

Partagez cet article avec vos amis!