Moïse Bébel — Un capitaine guadeloupéen assassiné en 1940
1898 – juin 1940
Trois-Rivières – Erquinvillers
Originaire de Trois-Rivières, Moïse Bébel choisit la carrière militaire et devient capitaine. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il sert au 24e régiment de tirailleurs sénégalais. Cette appellation désigne une formation de l’armée française et ne signifie pas que chacun de ses officiers ou soldats soit né au Sénégal.
En juin 1940, son unité est engagée dans la bataille de France. Les combats de l’Oise se déroulent dans le contexte de l’avancée allemande et de la désorganisation progressive du front. Fait prisonnier dans le secteur d’Erquinvillers, Bébel est exécuté par les Allemands. Son histoire appartient à celle des violences racistes commises contre des militaires noirs capturés pendant cette campagne.
Il faut distinguer ces assassinats de prisonniers des morts survenues au cours des affrontements. Cette distinction permet de comprendre ce qui rend son destin particulièrement tragique : l’uniforme français et la captivité ne le protègent pas de la violence raciale. Le 22 janvier 1950, sa dépouille et celles de plusieurs camarades sont accueillies à Pointe-à-Pitre.
Cet hommage réinscrit leurs noms dans la mémoire guadeloupéenne. Le portrait de Bébel rappelle ainsi le sacrifice d’un officier et celui des soldats dont l’histoire demeure souvent racontée collectivement.
La planche historique
Portrait de Moïse Bébel associé à sa notice. Source : Une autre histoire. Auteur non précisé. Image photographique recadrée sans modification du visage.

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