Guibert Jean-Marie — Un observateur martiniquais dans la guerre aérienne
1895 – 2 septembre 1918
La Trinité – Aisne
Originaire de La Trinité, Guibert Jean-Marie rejoint l’armée en avril 1913, après ses études au lycée de Fort-de-France. Artilleur à l’origine, il devient observateur dans l’aviation en 1917. Cette fonction exige d’accomplir des missions de renseignement tout en participant à la défense d’un appareil biplace.
Affecté à l’escadrille C 224, il prend place auprès du pilote. Le travail de l’observateur est indispensable aux opérations terrestres : l’équipage survole les lignes, repère les positions et rapporte des informations. Le danger vient des tirs du sol, des chasseurs adverses et des accidents.
En septembre 1917, Jean-Marie est blessé lors d’un atterrissage. Son engagement lui vaut plusieurs citations. Le 2 septembre 1918, son Breguet 14 est abattu près de Soissons, dans l’Aisne. Son pilote, le capitaine Marie-Henri Lamasse, meurt également. Décoré de la Croix de guerre, l’observateur reçoit la Légion d’honneur à titre posthume.
Son histoire rappelle que la participation martiniquaise à la Grande Guerre s’étend aux armes techniques. Elle permet également de retrouver le rôle des observateurs, souvent moins présents dans les récits que les pilotes de chasse. Le nom du lieutenant demeure associé à la mémoire des combattants de l’île.
La planche historique
Portrait identifié dans la notice de Guibert Jean-Marie. Source : Une autre histoire. Auteur non précisé. Image photographique recadrée sans modification du visage.

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